Au pays des Vautours…


Artois, Balade, mineurs / jeudi, mars 22nd, 2018

Restitution de la réunion aux Mines de Dourges à Henin-Liétard parue dans Le Réveil du Nord du 22 mars.

Lors d’un discours engagé, Beugnet harangue la foule « … je vous invite à rester calmes et énergiques. Il ne faut pas exposer la ville d’Hénin comme celle de Lens à un véritable envahissement de soldats ! Il faut être énergiques et unis jusqu’à ce que les compagnies en soient réduites à s’incliner (…)  J’ai fait avec Mathé cette constatation consolante qu’à Hénin, les malheurs communs rassemblent les adversaires de la veille en un même bloc ouvrier !  Ce n’est pas comme à Lens où on assomme les militants, où par l’injure et lu calomnie ou a provoqué les pires dissentiments. Telle a été l’œuvre de la Fédération syndicale. Au moment où nous attendions ses délégués, 1200 énergumènes faisaient irruption devant la mairie en nous traitant de vendus. (…)  L’Union fait la force, vous l’avez compris. Honneur vous en soit rendu ! »

La foule applaudit nourrit
de « bravo, bravo » et de « Vive le Syndicat » !

Après la réunion, un groupe de 400 grévistes se rend vers les bureaux des Mines de Dourges auprès de la Fosse °2. des « Vive la grève » s’élèvent de la foule. Aussitôt, une vingtaine de gendarmes de déploient dans les rues, ce qui rend la foule encore plus virulente.

Les « Vive la grève » se font plus ressentir accompagnés de « A bas les Patrons » ou de « On nous provoque, on veut nous emmener à l’émeute ».
Les gendarmes décident de regagner leur caserne pour apaiser la situation.
La foule se dissipe et n’a pas eu d’autre suite écrit le journal.

Ces manifestations font suite, bien évidemment à la triste catastrophe de Courrieres survenue quelques jours auparavant.

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